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L’introduction des OGM ne doit se faire que sous conditions, selon le député Seydou Diouf

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Les Organismes génétiquement modifiés (OGM) ne devraient être introduits au Sénégal que dans le cadre de la recherche scientifique, du fait de l’impossibilité pour le pays de réunir les conditions idoines de contrôle, a plaidé mardi à Dakar le député libéral Seydou Diouf.

‘’Jusqu’à présent, on évolue bien sur le plan agricole sans les OGM’’, a-t-il fait valoir au cours d’un atelier de sensibilisation des parlementaires sur les OGM et les droits des communautés. De plus, ‘’sur ces questions-là, nous devons être très prudents’’, a-t-il ajouté.

Initiée par la coalition des organisations de la société civile pour la protection du patrimoine génétique africain (COPAGEN), cette rencontre vise à sensibiliser les parlementaires sur la question des OGM, en perspective de l’adoption prochaine d’un projet de loi sur la biosécurité.

‘’Nous sommes pour les avancées technologiques, mais dans une approche maîtrisée’’, a-t-il avancé, soulignant en outre que de façon générale, les dispositifs de contrôle très souvent préconisés dans ce domaine se sont révélés ‘’inopérants’’.

Il a donné l’exemple des ‘’produits périmés’’, qui inondent le marché sénégalais, en dépit des dispositifs de contrôle en vigueur. Dans le cas des OGM également, ‘’nous n’allons pas réunir les conditions de contrôle idoines’’, a-t-il affirmé.

‘’Toutes les maladies’’ notées actuellement mais inconnues il y a peu sont causées ‘’en grande partie’’ par la déficience des contrôles qui devaient être effectuées sur les importations alimentaires, a-t-il dit.

Selon lui, les rendements agricoles ‘’sont en train d’être augmentés’’ sans les OGM et de fait, le Sénégal ‘’maîtrise parfaitement’’, les processus conduisant à une augmentation des productions.

Il a déclaré que sur l’ensemble des variétés culturales, ‘’en réalité on a atteint des pics de productions qui n’ont jamais été atteints dans ce pays’’.

Seydou Diouf a dit craindre qu’une fois une fenêtre ouverte sur les OGM, bientôt une porte et un portail successivement s’ouvrent à ces biotechnologies.

De plus, pour lui, cette question ne doit pas relever de la seule responsabilité des ministères concernés par la question, mais doit aussi impliquer l’autorité du président de la République.

Au cours de leurs différentes interventions, les députés participant à cet atelier sont restés partagés sur la question, estimant qu’il n’est pas possible de fermer la porte aux OGM, tout en évoquant la nécessité de se prémunir des risques liés à leur introduction dans le pays.

‘’Tout le monde sait qu’il y a des risques’’, mais ‘’le problème c’est de minimiser ces risques’’, a dit le président de la commission des lois de l’Assemblée nationale. Selon Alé Lô, il s’agit de voir comment faire profiter le Sénégal des progrès de la science dans ce domaine ‘’en limitant au maximum les risques’’.

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